Le
principe des neutralisations est de proposer une alimentation équilibrée
hypocalorique afin que puisse être enregistrée une perte de poids mais
aussi normovolumique afin d'une part, d'éviter le sentiment de faim et
d'autre part, de "leurrer l'organisme" de manière à ce que ne
soit pas réduite sa dépense énergétique globale. Par ailleurs, ce principe
établit et utilise une différence capitale entre la notion d'apport calorique
et la notion d'absorption calorique. En effet, à apport calorique égal
deux aliments peuvent avoir une absorption différente (quantitative et
cinétique) selon leur nature intrinsèque mais aussi selon les aliments
auxquels ils ont été associés.
Les résultats obtenus dans mon cabinet à partir de ce principe conduisent
à des pertes de poids durables et selon les objectifs envisagés (de
4 à 65kg), ils sont obtenus avec une moyenne de 80%.
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Principe |
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Quatre
plats constituent une alimentation française traditionnelle ( entrée,
plat principal, légume et fin de repas). Le principe est de considérer
et de réguler l'absorption calorique du plat principal (viandes, poissons,
œufs et féculents) et de la fin de repas (laitages et fruits) par la
qualité et la quantité des fibres apportées par l'entrée (salade verte,
crudité, soupe) et par le légume vert cuit. Aussi, chaque aliment reçoit
un certain nombre de points susceptibles de le caractériser (grossièrement,
points caloriques pour le plat principal et la fin de repas et points
"fibres" pour les légumes crus ou cuits). Ces points sont
opposés suivant la règle suivante : le nombre de points "caloriques"
consommés doit être plus faible que le nombre de points "fibres"
consommés. Ainsi, si cette règle est respectée, le sujet aura les assurances
suivantes : repas équilibré, volume alimentaire suffisant permettant
d'obtenir un état de satiété et évitant une réduction des dépenses énergétiques
globales et ration légèrement hypocalorique avec ralentissement et abaissement
de l'absorption calorique. Fort de ces assurances, le sujet peut légitimement
espérer une perte de poids régulière. En outre, la pratique de cette
méthode a mis un avantage insoupçonné ; en effet, les légumes étant
les "parents pauvres" de l'alimentation actuelle, les hiérarchiser
semble responsabiliser davantage le sujet quant à la construction de
son repas et de ce fait, il prend pleinement conscience que le légume
consommé s'intègre idéalement au sein de son repas ce qui lui permet
de bien mieux l'accepter.
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Détermination des points "légumes verts crus et cuits"
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Indice
de neutralisation (I) : cet indice rapporte la quantité de fibres présente
dans 100 g de légume vert à son apport calorique. Par exemple, 100 g
d'épinards apportent 23 calories et contiennent 2.3 g de fibres, l'indice
de neutralisation de ce légume est donc de 8.5. A partir de cette détermination,
chaque légume reçoit un certain nombre de points correspondant à son
indice. Une correction peut être apportée en fonction des caractéristiques
propres de chaque aliment.
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Aliment
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Calories
100 g
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Fibres
100 g
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I
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Equivalence
1 à 5
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Poireau
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60
|
2.7
|
22.2
|
1
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Asperge
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19
|
1.3
|
14.6
|
2
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Céleri
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17
|
1.4
|
12.1
|
2
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|
Tomate
|
27
|
1.5
|
18.0
|
1
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|
Bette
|
20
|
2.1
|
9.5
|
3
|
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Carotte
|
45
|
1.9
|
23.7
|
1
|
|
Betterave
|
27
|
2.9
|
9.3
|
1
|
|
Navet
|
27
|
1.8
|
15.0
|
2
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|
Radis
|
17
|
2.2
|
7.7
|
4
|
|
Concombre
|
13
|
0.7
|
18.6
|
1
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|
Poivron
|
27
|
2.0
|
13.5
|
2
|
|
Courge
|
20
|
1.6
|
12.5
|
2
|
|
Aubergine
|
27
|
1.5
|
18.0
|
1
|
|
Chou
|
21
|
1.7
|
12.3
|
2
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Endive
|
15
|
3.0
|
5.0
|
5
|
|
Epinard
|
23
|
2.7
|
8.5
|
4
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|
Laitue
|
12
|
1.5
|
8.0
|
4
|
|
Mâche
|
19
|
1.7
|
11.1
|
3
|
|
Cresson
|
12
|
2.6
|
4.6
|
5
|
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Haricot vert
|
24
|
3.0
|
8.0
|
4
|
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Chou de Bruxelles
|
39
|
4.3
|
9.1
|
3
|
|
Fenouil
|
31
|
3.3
|
9.4
|
3
|
|
Brocoli
|
20
|
2.7
|
7.4
|
4
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Modification du nombre de points
Certaines raisons médicales peuvent motiver une modification du nombre
de points. Par exemple, pour une personne suivant un traitement comportant
un antivitaminique K (type Previscan, Sintron), les aliments riches
en vitamines K seront "déclassés". Ainsi, le nombre de points
donnés aux épinards sera de 1 alors que sa valeur initiale avait été
définie à 5 (bien évidemment, dans un cas extrême, l'aliment pourra
être supprimé). A l'inverse, certains aliments peuvent être favorisés
(exemple : le poireau chez une personne faisant de la rétention d'eau
recevra un nombre de points plus élevé).
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Détermination des points "plat principal" et "dessert"
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Cette
détermination dépend essentiellement de l'apport calorique de chaque
aliment mais elle peut être largement nuancée par les caractéristiques
propres du sujet. Par exemple, une personne hypercholesterolémiante
sera soumise à un système avec points abaissés pour les poissons (et
notamment les poissons gras) et points réhaussés pour les œufs, viandes
grasses et fromages gras. D'une autre façon, une personne ayant des
habitudes alimentaires délaissant les laitages recevra un système de
points favorisant leur consommation.
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Cas des féculents |
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Considérés
classiquement en tant que légumes d'accompagnement, les féculents en
tant que tels présentent l'inconvénient d'être très caloriques. Aussi,
s'ils sont maintenus dans les régimes traditionnels, les portions sont
souvent trop faibles pour satisfaire le consommateur. Dans cette méthode,
ils peuvent être utilisés de manière différente c'est à dire en tant
que plat principal au même titre qu'une viande ou qu'un poisson. Ainsi,
la portion plus copieuse permet d'éviter un sentiment de frustration.
Par ailleurs, le sujet effectue moins souvent des repas comportant de
la viande et réduit donc sa consommation en graisses animales saturées
ce qui peut, dans de nombreux cas, constituer un avantage majeur. Enfin,
pour certaines personnes, notamment les diabétiques insulino-dépendants,
ces féculents réintègrent la catégorie "légumes" en raison
de la nécessité d'apporter un sucre à index glycémique bas à chacun
des repas.
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Conclusion |
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Le système de neutralisation ne se démarque pas des connaissances actuelles
dans le domaine de la nutrition mais propose une lecture suffisamment
différente de ces connaissances pour que soient évités les pièges habituels
qui conduisent le plus souvent à l'échec des régimes. L'indice de neutralisation
est déterminé à partir de données connues (apport calorique, quantité
de fibres)