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Samedi 04 Juillet 2009

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  Perte de poids et évolution de la motivation  


Introduction

Chacun le sait, la motivation est un facteur prépondérant pour perdre du poids. S’il y a une bonne motivation, c’est bien. Si en revanche, elle est faible dès le démarrage c’est plus ennuyeux et cela n’encourage pas à pronostiquer un résultat favorable. Quel que puisse être le capital de départ, cette motivation va évoluer au cours du temps.

Les facteurs motivants

  • La perte de poids est bien entendu un facteur motivant. Elle représente l’objectif principal et traduit les résultats des efforts consentis. Une certaine euphorie peut même accompagner la perte des premiers kg surtout si le rythme de la perte est assez élevé
  • Les remarques positives et encourageantes de la famille et des proches peuvent être un facteur non négligeable d’encouragement.
  • Une alimentation trop complexe finira par créer une certaine lassitude laquelle lassitude peut conduire à un abandon de la démarche.
Les facteurs démotivants
  • Les écarts à répétition peuvent effectivement avoir quelques effets néfastes sur le poids ; nul ne le contestera. Mais leur plus gros défaut n’est pas là : de par le coté culpabilisant qui les accompagne, ils conduisent le sujet à considérer que les efforts qu’il fournit d’un coté sont annulés par ses écarts, équation inexacte la plupart du temps. Il n’en demeure pas moins qu’il s’agit là d’un facteur majeur de démotivation.
  • Même si le système alimentaire proposé ne comporte pas de difficultés majeures, préserve la personne d’un sentiment de faim, il n’en demeure pas moins qu’une lassitude se crée par le simple fait de se voir imposer un certain nombre de règles. Aussi est-il indispensable de prévoir un certain espace de libertés alimentaires.
  • Hautement motivante dans un premier temps, lorsqu’elle devient importante, la perte de poids peut s’avérer être progressivement source de démotivation. En effet, après quelques kg perdus, la personne se sent plus à l’aise aussi bien d’un point de vue esthétique que d’un point de vue dynamique. Elle a certes encore du poids à perdre mais le besoin ne présente plus un caractère aussi impératif.
 
  Vraies et fausses lassitudes alimentaires  


Introduction

S’il est une constante à tous les régimes et autres démarches pour perdre du poids, celle-ci correspond à la lassitude alimentaire et la désagréable impression de toujours manger la même chose. Et très souvent, cela est vrai même si les choix alimentaires proposés sont assez larges. En fait, que l’on mange correctement (alimentation équilibrée) ou incorrectement (alimentation déséquilibrée), notre tendance naturelle est toujours de revenir vers une alimentation répétitive parce qu’on manque de temps mais aussi parce que l’on va systématiquement vers les aliments qui nous plaisent les plus. Cela ne gêne pas lorsque les choix sont personnels mais la frustration se fait davantage sentir lorsque l’alimentation est imposée par un système de perte de poids quel qu’il soit. Il en découle une lassitude propre à mettre en péril la démarche entreprise de perdre du poids.

Petit calcul arithmétique

Pourtant les repas peuvent facilement être variés. Prenons un exemple simple :
si un menu comporte une quinzaine d’entrées différentes, une trentaine de plats principaux différents (et quand on a compté toutes les viandes, poissons, oeufs, charcuteries maigres et féculents, le chiffre est bien supérieur !),
une vingtaine de légumes d’accompagnement et enfin une dizaine de possibilités de terminer le repas, le calcul suivant peut être effectué :

15 x 30 x 20 x 10 = 90000 repas différents.

Si l’on considère deux repas par jour et 365 jours, cela conduit à imaginer plus de 123 années successives de repas différents ! Bien évidemment, cette démonstration n’est pas très sérieuse mais elle a le mérite de montrer qu’avec un peu de bonne volonté, on peut varier ses repas à l’infini.

Combattre la lassitude

Combattre la lassitude alimentaire c’est :

  • Considérer que la prise alimentaire est un évènement quotidien important pour l’organisme
  • Réfléchir à l’avance à ses repas sans pour autant que ceux-ci ne nécessitent une préparation culinaire longue et rébarbative
  • Savoir profiter des produits de saison
  • User (et presque abuser) d’herbes et aromates variées de façon à renouveler les saveurs
  • Mais aussi faire preuve d’imagination dans la construction des repas

Enfin, accepter qu’un certain nombre de règles ne sont que des règles de rééquilibrage et non pas de régime.

 
  Perdre du poids : les vraies questions  


Introduction
Tout le monde s'accorde sur un point : la difficulté n'est pas tant de perdre du poids mais surtout de le stabiliser. Combien de fois avons-nous entendu la réflexion suivante : " j'ai perdu 10 kg, il y a trois ans et depuis j'en ai repris 15 ! ". Constat psychologiquement désespérant et physiologiquement déroutant pour l'organisme. Aussi est-il capital, lorsqu'une démarche de perte de poids est décidée, de consacrer un peu de son temps à se poser les vraies questions et à fixer de vrais objectifs ambitieux.

Bonnes et mauvaises approches
Je veux perdre 10 kg (mauvaise approche)
Oui mais de quoi ? De façon schématique, notre organisme est composé d'eau, d'os, de muscle et de graisse. La masse osseuse reste invariable. Il n'y a pas non plus lieu d'envisager une perte d'eau à moins de souffrir d'un problème d'élimination. Restent les muscles et les graisses. Les muscles brûlent les graisses. Plus la perte de poids comprendra une perte de muscle, moins l'organisme aura de possibilités pour brûler les graisses. Ainsi, une perte de poids musculaire contribue à terme à une prise de poids graisseux. De fait, la démarche doit consister en une perte de poids essentiellement graisseux. La bonne affirmation doit donc être la suivante :
Je veux perdre 10 kg de graisse (bonne approche)

Je veux perdre vite (mauvaise approche)
Il faut certes ne pas perdre trop lentement car cela pourrait être décourageant mais il faut surtout perdre longtemps et mettre en place les règles qui empêchent l'organisme de réguler ses dépenses aux apports. Ne pas mettre l'organisme en difficulté est le meilleur garant d'une perte dans la durée. Par ailleurs, le rééquilibrage est normalement générateur d'un meilleur dynamisme et doit ainsi permettre en partie cette évolution. Enfin, la reprise progressive d'une activité sportive est également un facteur de réussite. On signalera également qu'une perte de poids trop rapide passe forcément par une partie de perte musculaire.
Je veux perdre longtemps (bonne approche)

Je veux perdre du poids (mauvaise approche)
Enfin, la véritable question est là. Dans l'ordre, il faut d'abord définir ses principales erreurs alimentaires, en chercher les raisons. Ainsi, un rééquilibrage pourra être mis en place et de ce rééquilibrage doit découler la perte de poids. Pour atteindre cet objectif, il faut prendre en compte un certain nombre de paramètres : antécédents médicaux, contraintes personnelles, professionnelles et familiales, habitudes sportives, goûts et habitudes alimentaires.

Je veux rééquilibrer mon alimentation pour perdre du poids (bonne approche)

 
  La balance dans la balance  


Introduction

Véritable star de régimes, la balance est vraisemblablement l'instrument domestique le plus redouté. Appareil de mesure, elle doit nous informer sur notre poids et sur ses éventuelles variations. Elle est donc quasiment indispensable mais a ses limites et devient vite dangereuse si elle ne représente que le seul critère d'interprétation pondéral.

Les limites de la balance

Très schématiquement, on distingue dans le corps humain os, muscles, eau et graisses.

  • Les variations osseuses à l'âge adulte sont faibles voire insignifiantes
  • Les variations liquides peuvent être à l'origine d'importantes et de rapides modifications de poids. Mais elles ne sont observées que dans des situations anormales, inhabituelles ou pathologiques.
  • Les variations musculaires peuvent être significatives et avoir une conséquence sur la balance d'autant que le muscle est lourd
  • Les variations de masse graisseuse ne sont pas très rapides mais ce sont les seules variations qui doivent intéresser lorsqu'une démarche d'amaigrissement est entreprise.
Or, la balance ne distingue pas la nature de la perte. De fait, un régime de mauvaise qualité, déséquilibré aura pour première conséquence de conduire à une perte musculaire et non à une perte de graisses. Comme le muscle brûle les graisses, le capital musculaire étant malheureusement entamé, à terme, on risque d'observer une prise de poids sous forme de graisses.

Règles à suivre :

  • Au-delà de la balance, la première règle impérative est de suivre un régime équilibré
  • Se peser une fois par semaine dans les mêmes conditions (au réveil, même tenue, même balance et éventuellement même jour de la semaine).
  • Se fier également à d'autres critères tels que la taille d'une robe ou le cran de ceinture. Ce sont, certes, des indices moins précis mais ils ne sont pas trompeurs et traduisent davantage une perte de graisse qu'une perte de muscle.
 
  Les profils pondéraux  


Introduction

Suivant l'importance de la surcharge pondérale, les objectifs et la motivation peuvent diverger. Ainsi, peut-on distinguer trois catégories de surcharge.

Surcharge faible
Le surpoids est compris entre 1 et 10 kg. Le niveau de motivation est très variable. Il peut être très fort voire même très exagéré chez le sujet soucieux de perfection et d'esthétisme, chez celui qui ne veut pas se laisser aller. En revanche, la motivation est très modérée chez celui qui considère que le surpoids ne l'empêche pas de vivre.

Surcharge intermédiaire
Le surpoids est compris entre 10 et 30 kg. Le niveau de motivation est généralement très élevé d'une part car le surpoids devient important mais d'autre part surtout quand le sujet s'est connu avec un poids normal. Sa plus grande ambition est donc de revenir à ce poids pour jouir à nouveau de la plénitude de son corps.

Surcharge majeure
Le surpoids est supérieur à 30 kg. C'est à priori paradoxal mais on constate qu'un grand nombre de sujets souffrant d'une surcharge majeure ne sont pas très motivés pour perdre du poids. Et si ils consultent un spécialiste, c'est souvent sous la pression de leur entourage familial ou médical qui s'est efforcé de les convaincre de la nécessité de la démarche. On aurait pourtant tendance à penser que ces personnes sont mal à l'aise. Cela est vrai mais dans le même temps, elles n'ont jamais connu un corps à 60 kg, ont souvent été grosses depuis toujours et ont adapté leur mode de vie et de pensée en fonction de leur surcharge. Il ne leur vient donc pas à l'esprit de perdre du poids. De fait, lorsqu'une démarche de perte est entreprise, elle peut souvent être mal perçue, la peur de maigrir représentant le plus fort des sentiments.

 



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